21éme étape -milieu de la côte ouest- Partie 1

Coucou,

Comment allez-vous?? Mouais, je pose la question comme si je vous parlais de vive voix même si je sais qu’il n’y a pas de réponse en retour, ce qui est normal!! 😉 Bref, pour cet article, je vais regrouper plusieurs villes et arrêts pour ne pas prendre 4 métros de retard dans la restitution de mon aventure. Mais, et oui, il y a un « Mais », gardez bien à l’esprit que toutes les différentes étapes et excursions, en gros tout l’article, s’est produit sur 1 semaine!! Bien chargée mais très intéressante. Après réflexion et un coup de pouce, je vais divisé l’article en deux pour ne pas avoir un truc trop long et dense. Ca vous permettra de digérer les différentes étapes plus tranquillement. Donc asseyez-vous et accrochez bien vos ceintures, c’est partie mon kiki!!

On va faire ça par ordre chronologique, ce qui me permet de ne pas vous, …me…, perdre. Pour faire simple, j’ai simplement suivi l’unique route à ma disposition. Vous l’aurez compris, pas de wwoofing pendant cette semaine mais auberges de jeunesse.

Je vais donc commencer par vous conter mon aventure rocambolesque, c’est peut-être un peu fort comme mot mais ça met tout de suite dans l’ambiance 😉, pour retourner sur la côte ouest. Et oui, ayant fini le nord-est avec Kaikoura, j’ai voulu retourner aux forêts pluviales. Et pour cela, j’ai retraversé l’île mais pas avec la Tranz’alpine comme au début décembre quand je suis retournée dans le nord. Cette fois-ci, j’ai fait une re-location de voiture pour pouvoir profiter du paysage et m’arrêter quand je voulais pour faire ma touriste photographe (et ce fut pas une bonne idée tout le temps, mais je vous dis tout après). Ainsi, j’ai pris la voiture à Christchurch pour la retourner à Greymouth de l’autre côté mais j’ai fait une halte pour « dodoter » (traducteur faustine(et quentin)-français : dodoter = dormir) à « Arthur’Pass ». C’est une route de montagne très belle à prendre car il y a plein de paysages différents, des lacs, de larges zones de rivière, des monts sans végétation boisée, des steppes mais aussi de la neige même en été!! Enfin, majoritairement c’est le même paysage que lors de la Tanz’alpine puisque que l’on suit la ligne de chemin de fer une grande partie du trajet.

C’est ainsi que j’ai pu faire quelques arrêts photos dans des sites sympas tel que « Castle Hills ». Ces amats rocheux, à 700m d’altitude, assez impressionnants sont assez particulier de par leurs formes et leurs dispositions. Ils ont été former par l’érosion, il y a plusieurs millions d’années, quand le niveau des océans était plus haut. Vous pouvez en avoir un aperçu dans la bataille finale du premier film « Narnia » ou encore la route qui emmène au « Gouffre de Helm » dans « Le seigneur des anneaux » II. Mon arrêt suivant fut dans un lieu beaucoup moins spectaculaire: une faille rocheuse avec un enfoncement souterrain d’un ru, une partie de l’excavation est accessible au moins frileux des pieds!! Après, j’ai passé la nuit à « Arthur’Pass ». C’est un petit village de passage en montagne où j’ai pu faire une jolie promenade et voir deux belles cascades. L’oiseau, sur la photo, est un perroquet des montagnes nommé « Kākā » qui n’a pas hésité une seconde à mettre son bec dans mon thé pour voir ce qu’il pouvait piquer ! !

Malheureusement, je n’ai pas fait beaucoup d’autres arrêts photos car une mésaventure m’est arrivée. Rassurez-vous tout va bien et il n’y a eu aucunes séquelles, sauf pour mon porte-monnaie. Et oui, pour faire simple, j’ai eu un petit accident avec le rebord d’un pont!! Concrètement, ce fut un pont à une voie traversant une large rivière. Ayant la priorité, je m’engage. Voyant des voitures arriver en face et voulant faire une jolie photo du paysage, je me dis que je vais prendre mon temps et stopper au milieu (du pont) au niveau de la zone de croisement. Mais ayant mal calculé mon coup, je me suis mangé la bordure de 50cm environ juste avant la zone. Riez pas, c’est pas drôle, c’était une voiture de location et j’avais pas fait la moitié du chemin!! Donc la suite. Étant bien secoué, je laisse passer les quelques voitures et ne prend PAS ma photo avant d’aller m’arrêter juste après le pont à une aire de repos/photos. Arrêtez, j’ai dit que c’est pô drôle, bien que fort comique et idiot après coup. Donc, je m’arrête, prend ma photo en pensant à la voiture ( je voulais pas voir les dégâts d’abord), et fait mon tour d’inspection des dégâts. Et là ! ! 

RIEN

Non, absolument rien, pas une seule égratignure, éraflure sur la peinture, le par-boue et la jante, nickel-chrome, RIEN!!!!! Je me dit ‘cool’, je vais rendre la voiture aussi neuve que quand je l’ai prise. OUF!! et j’ai soufflé de soulagement. Donc je suis repartie tranquillou pour mon deuxième arrêt photo et les 80km environ qu’il me restait à faire avant d’arriver au village.

Seulement, le lendemain après ma ballade, je reprend la voiture un peu en avance sur mon horaire, et grand bien m’a pris. Et là, au bout d’un petit kilomètre, j’ai arrêté la musique et ai écouté, il y avait un son bizarre mais rien au niveau de la conduite. Je m’arrête sur le bas côté pour vérifier et je découvre.

Mon pneu à plat, bien explosé. Que faire?? Oh bah!! il me reste environ 1h30 de route à faire, je le tente?? Non, c’est de la montagne quand même. Du coup demi-tour pour le village mais je m’arrête quelques mètres plus loin, à l’ombre, car c’est vraiment pas sécuritaire. J’appelle la compagnie qui me dit d’appeler l’assurance et que je verrais pour les frais au dépôt. J’appelle l’assurance qui m’annonce gentiment que si ils interviennent ça prendra du temps et 100$NZ de frais de déplacement. Du coup, je me suis essayée pour la première fois au changement de pneu. Je sors tout le matériel et commence avec le vérin a soulevé la voiture. Manque de bol, la voiture étant une automatique, j’avais oublié de mettre le freins à mains, donc glissement de la voiture sur quelques centimètres, juste assez pour me faire tout recommencer. Donc, je mets le frein à main et recommence à pomper (comme un Shadok), tout en me demandant si j’allais pas jouer de la gambette dans mon jeans large pour que quelqu’un s’arrête afin de m’aider. Donc je pompe, pompe en me demandant quand il fallait s’arrêter, ne sachant pas puisque c’était ma première fois!! Je prend ma croix et prie pour que le garagiste n’ai pas vissé les boulons comme un malade sinon adieu 100$NZ. Je tente une fois, deux fois, … trois fois. Puis, pas le choix, j’y vais au pied et là, miracle ça se desserre, chouette. Je les fais tous et deuxième miracle, un motard et sa femme, tous deux anglais et en vacances, s’arrêtent et viennent me donner un coup de main. Juste a temps, car il y avait un gros boulon au milieu et je ne savais pas quoi en faire, je crois que c’était les freins ! ! ! ! ! Donc le monsieur prend la relève et me change la roue comme s’il faisait ça tous les jours, tout en discutant un peu. Donc, j’apprends deux/trois trucs au passage car j’en perd pas une miette et les remercient plus que chaleureusement de leurs aides. Et me voilà repartie avec mon pneu auréolé de crevasses et ma jolie galette me limitant à 80km/h pour quelques kilomètres.

Et là, je me dis que j’ai bien fait de partir plus tôt, et oui comme la fois précédente en décembre quand j’ai reloué une voiture, je prenait un bus dans l’après-midi. Donc pas de pause casse-croûte sur la plage comme le plan initial juste donner à boire à la voiture et c’est tout. J’ai quand même fait un arrêt photo d’une vallée mais pour le reste de la route, j’ai pris mon temps de regarder puisque j’étais limitée en vitesse et que tout le monde me doublait, même les gros camions. Du coup, j’arrive à l’agence, je leur explique ce qu’il m’est arrivée, en occultant le passage du pont (la cause, quoi!!) et avec la sensation que la galette est un peu dégonflée, mais ils en avaient rien à cirer et m’ont simplement dit qu’il fallait que j’attende pour savoir la somme ils me ponctionneraient. Et oui, je suis tombée un week-end de jour férié donc les bureaux ne seraient pas ouverts de suite.

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SAM_1742   La fameuse photo!!!

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Enfin bref, j’ai bien eu mon bus et pu me relaxer un peu tout en apprenant par la chauffeuse que mon auberge était à 5km du centre ville, soit 20-30 minutes de marche sur le bord de route avec le gros sac à dos!! Mais elle fut gentille et me déposa devant. Et c’est ainsi que commença mes quelques jours dans la ville d' »Hokitika ».

Alors Hokitika se situe au milieu (à peu près) de la côte ouest de l’île du sud, juste en dessous de Greymouth. Et elle est décrite comme la petite ville cool et est particulière car elle se situe au niveau de la côte de jade. Le jade, vous savez cette pierre allant du vert clair au vert foncé/noir, très importante dans la culture chinoise. Et bien, on peut trouver un cousin ici allant du vert/blanc au vert/noir plus ou moins transparent et qui a une grande importante dans la culture Maōri puisqu’ils s’en servaient aussi bien comme outils, armes (pierres très dures et solides) que comme ornements et signes hiérarchiques. Elles se forment au niveau des glaciers puis sont acheminées par les rivières jusqu’à la mer. Hors, ça tombe bien, la côte ouest était un immense glacier à une époque assez reculée. Mais chose assez cool, c’est que tu peux en trouver assez facilement, tu n’as pas besoin de faire des kilomètres et d’aller dans une carrière pour ça, il suffit simplement d’aller sur la plage. Après, il y a pas mal de joailleries qui vendent des pierres taillées, venant de carrières, plus ou moins de bonne qualité selon les prix mais tu n’as pas la satisfaction que tu peux ressentir lorsque tu en trouves une en marchant les yeux rivés au sol à zieuter. Et chose étonnante, après avoir demander au centre d’initiative et autres joailleries spécialisées comment on reconnaissait un morceau sur la plage, et bien la réponse est super simple et très énigmatiques quand tu ressors, tu les trouves au feeling, à l’instinct. Et si tu as un doute, il suffit de comparer ta pierre avec une autre de même calibre, le jade est lourd ! ! Donc ayant fait plusieurs marches sur la plage d’Hokitika, rien que pour se balader ou pour aller en ville, j’ai trouvé 3 morceaux plus ou moins gros 😎, un vert pâle, un petit vert et un autre vert mais qui a la particularité d’être un jeune jade puisqu’il a quelques incrustations.

Mais il y a un évènement que j’ai loupé dans cette ville, c’est le festival qui c’est passé fin janvier. Et là, je suis sûre que plusieurs d’entre vous auraient aimé y assister aussi. C’est le festival des sculptures en bois flotté ! ! Fort heureusement, il restait certaines œuvres quand j’ai fait mon séjour et c’était super à voir. Pas de panique, je vous mets des photos, juste un dernier truc avant de les voir. La main a été réalisé par l’artiste parrain tandis que les autres sont réalisés par des écoles, amateurs, … inscrits dans les différentes catégories.

Étant au niveau de la côte de jade, je me suis amusé à m’essayer polisseuse de pierre et c’est ainsi que durant quelques heures j’ai poli et façonné un bout de jade pour en faire un pendentif!! Mais vous commencez à me connaitre, ce serait trop simple s’il n’y avait pas eu une situation « à la Dallas », disons le franchement, lors de cette séance (sachant que cette fois-ci encore, j’avais un bus après!!).

Pour faire simple, je suis aller 2 jours dans cet atelier, la première fois pour me renseigner sur mes pierres trouvées mais aussi sur les places disponibles le lendemain pour faire quelque chose. Cependant, j’en ai aussi profité pour polir 2 des 4 Pauas et ainsi révéler leurs nacres. – Petite parenthèse (un paua est un mollusque de la famille des ormeaux mais ils ont la spécificité au niveau de l’Océanie d’avoir un nacre, blanc/gris pour l’Australie et comprenant toutes les couleurs de l’arc-en-ciel/irisé en NZ, particulièrement développé et travaillé) – fin de la petite parenthèse. Le lendemain par contre, je me suis mise à la place d’un tailleur de pierre et créer puis façonner un pendentif. Pour cela, j’ai commencé par réaliser le dessin, puis je suis passée à la création. C’est ainsi que j’ai choisi une pierre d’un beau vert. Ah oui, que je vous prévienne!! – Deuxième petite parenthèse (la coutume veut que le premier jade que l’on achète ne soit pas pour soi mais offert. Etant mon 2éme achat/création de jade, j’ai aussi voulu faire ce pendentif pour l’offrir comme le premier. C’est donc normal, et j’en suis désolé, que je ne vous montre pas de photos de l’œuvre. Mais je les mettrais une fois le présent remis à son destinataire) – fin de la deuxième petite parenthèse. Ou en étais-je?? Ah oui. C’est grâce à une scie circulaire que le morceau voulu est détaché. Tout le reste du travail se fait par l’utilisation de meule à grain plus ou moins fin et mais en commençant toujours par le plus grossier. C’est un travail long quand on débute, c’est ainsi que j’ai mis 5 heures pour faire le pendentif mais comme je l’ai mentionné plus haut, situation à rebondissement. Car oui, j’ai fait toutes les phases du travail mais pas sur une seule pierre non, ni même deux, et comme le dit l’adage ‘jamais deux sans trois’, c’est en effet avec la troisième pierre que j’ai finalement achevé l’ornement. La première, de qualité basique, cassa au niveau de la premier meule au dégrossissage car elle avait une fragilité. La deuxième, d’une qualité moyen, quant à elle, se cassa au niveau de l’attache alors qu’elle était fini a 95%, il ne restait plus que quelques finitions et le bain d’huile pour le coté brillant et garder la couleur révélée. Naturellement une pellicule gris/blanc est présente à l’état brut. La troisième pierre, la finale, de bonne qualité, fut en grande partie façonné par le propriétaire de la boutique/atelier en 10-15 minutes (avec une cassure au niveau de l’attache aussi!!! Mais moindre.) mais je fis les décorations, mieux réussi que sur la n°2, et les finitions. En gros, je suis repartie avec deux pierres de bonnes qualités, deux pendentifs presque identiques pour le prix de la première. Mais ce fut amusant même si je dois refaire ça, je m’arrangerais pour ne pas avoir de bus après et encore plus profiter car pour casser la deuxième, on pense que j’ai dû transmettre ma tension nerveuse à la pierre et c’est vrai, j’ai réalisé après, que je n’ai pas pris de pause et était, malgré ma joie, nerveuse de ne pas réussir à tout faire. A méditer!!

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Et voilà, j’espère que le résumé de ce début de semaine vous a plu. Et donc suite au prochain article pour cette fin de semaine avec une escale glacière et une journée kilomètaire, oui je sais ce mot n’existe pas!!

Plein de kiwis bisous.

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3 réflexions sur “21éme étape -milieu de la côte ouest- Partie 1

  1. Cela faisait plusieurs mois que je n’étais pas allée sur ton blog. Je vois que tu as sillonné la Nouvelle Zélande et découvert un tas de choses… une expérience vraiment formidable. Bravo et merci de la partager avec nous.
    Romeo est parti pour 2 mois en Australie, il sera de retour le 25 mars. Il est à Sydney.
    C’est bien vrai que les voyages forment la jeunesse!
    Bises, Catherine

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    1. Ooohhh merci pour le gentil, joli, mouignon commentaire. Ça me fait plaisir. Et oui, ça forme la jeunesse et j’espère qu’il s’amuse bien a Sydney et qu’il voit plein de belles choses et entre autre le magnifique opéra.
      Plein de kiwis bisous

      J'aime

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